Le Parlement n’a pas fait obstacle à la nomination d’Emmanuel Moulin au poste de gouverneur de la Banque de France. Mercredi 20 mai, les commissions des finances de l’Assemblée nationale et du Sénat ont auditionné le candidat proposé par le président de la République, puis se sont prononcées dans le cadre prévu par l’article 13 de la Constitution.
Un vote qui n’a pas atteint le seuil de blocage
Dans le détail, les deux commissions ont totalisé 110 suffrages exprimés, avec 52 voix pour et 58 contre. Mais pour empêcher la nomination, il aurait fallu atteindre les trois cinquièmes des suffrages exprimés défavorables. Ce seuil n’ayant pas été atteint, la nomination a été validée.
À l’Assemblée nationale, le scrutin a donné 25 voix pour et 46 contre. Au Sénat, 27 membres ont voté pour et 12 contre.
Des auditions centrées sur l’indépendance
Lors de ses auditions, Emmanuel Moulin a défendu son indépendance. Il s’est décrit comme un « homme libre » et a affirmé vouloir exercer ses fonctions « en toute indépendance, en toute impartialité ». Il a aussi déclaré n’avoir jamais abdiqué ni ses convictions, ni sa liberté de penser, ni son indépendance.
Les parlementaires ont interrogé le candidat sur sa proximité avec Emmanuel Macron et sur son parcours dans plusieurs cabinets ministériels. Emmanuel Moulin a répondu que sa carrière n’était pas uniquement liée à celle du président actuel.
Un profil de haut fonctionnaire
Emmanuel Moulin est présenté comme un ancien secrétaire général de l’Élysée et un ancien directeur du Trésor. Son parcours l’a aussi conduit à être directeur de cabinet de Bruno Le Maire, puis directeur de cabinet de Gabriel Attal, avant de devenir secrétaire général de l’Élysée en 2025.
Devant les parlementaires, il a indiqué réunir, selon lui, les qualités nécessaires à la fonction : une expérience en matière de politique économique, une indépendance sans failles, des capacités de management et un profil européen et international affirmé.