Sondages élections municipales Paris 2026 : une course serrée se dessine

Introduction : Un scrutin capital pour l’avenir de la capitale
À quelques mois des élections municipales de Paris prévues les 15 et 22 mars 2026, les derniers sondages dessinent une compétition électorale particulièrement disputée. Ces scrutins revêtent une importance majeure pour l’avenir de la capitale française, alors que les Parisiens s’apprêtent à choisir le successeur d’Anne Hidalgo après plus de 25 ans de domination socialiste.
Les principaux enseignements des sondages récents
Selon un sondage Ipsos pour Le Parisien révèle que Gabriel Attal et Rachida Dati sont les candidats potentiels les plus perçus comme pouvant faire “un bon maire pour Paris”, devant Anne Hidalgo. Les enquêtes d’opinion montrent une configuration électorale complexe avec plusieurs candidats en lice.
La liste de Rachida Dati devance nettement celle du candidat Horizons Pierre-Yves Bournazel, soutenue par Renaissance, créditée de 14% des intentions de vote. Sophia Chikirou, tête de liste LFI, est donnée à 13%. Du côté de la gauche, la liste EELV menée par David Belliard recueillerait 17% à 22% des intentions de vote, la liste PS-PC menée par Rémi Féraud ou Emmanuel Grégoire 14% à 19%, et la liste LFI menée par Sophia Chikirou 14% à 17%. Au PS, Emmanuel Grégoire ferait légèrement mieux que Rémi Féraud.
Un bilan municipal qui divise les Parisiens
Le bilan de l’action municipale divise les Parisiens. En effet, un peu plus de la moitié le considèrent comme médiocre ou mauvais (54%) tandis que 46% l’estiment à l’inverse excellent ou bon. L’étude met également en lumière les clivages politiques et générationnels sur le bilan de la Municipalité en place, notamment concernant la place de la voiture et du vélo dans la capitale.
Le clivage politique est également très marqué : 69% des sympathisants de gauche jugent le bilan excellent ou bon, contre seulement 17% des sympathisants LR et 18% des sympathisants RN.
Les priorités des électeurs parisiens
Au global, la sécurité est la priorité d’action pour 42% des Parisiens (dont 23% en 1er), légèrement devant la propreté et l’entretien de la ville (44% dont 14%) et le logement (37% dont 18%). Les transports en commun (29%), l’adaptation aux conséquences du dérèglement climatique (27%) et l’accès aux soins (26%) sont cités par plus d’un sur quatre.
Conclusion : un second tour incertain
Si le premier tour semble favorable à Rachida Dati dans plusieurs scénarios, le second tour s’annonce particulièrement ouvert et incertain. Les stratégies d’alliance entre les différentes forces politiques seront déterminantes pour l’issue du scrutin. La candidate zemmouriste pourrait frôler les 10% nécessaires pour se maintenir, compliquant davantage l’équation électorale. Pour les électeurs parisiens, ces élections représentent un choix crucial entre continuité et alternance après un quart de siècle de gestion municipale de gauche.









