Sébastien Lecornu face aux défis budgétaires et aux réformes de son gouvernement

Un Premier ministre confronté à l’urgence budgétaire
Depuis sa nomination à Matignon en septembre 2025, Sébastien Lecornu traverse les semaines les plus délicates de son mandat, confronté au budget 2026 jugé mission impossible. Le Premier ministre s’est dit persuadé que l’adoption du projet de loi de finances est possible si les calculs politiques sont mis de côté. Face à un Parlement fragmenté, le chef du gouvernement a renoncé à l’usage de l’article 49.3, privilégiant le dialogue et le compromis avec les différentes formations politiques.
L’affichage d’un déficit public en 2026 à 5,3 % a créé un vent de mécontentement dans la majorité sénatoriale. Malgré ces difficultés, le Parti socialiste a voté le budget de la Sécurité sociale, notamment grâce à la suspension de la réforme des retraites. Le Premier ministre a proposé de suspendre la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle, précisant qu’aucun relèvement de l’âge n’interviendra jusqu’en janvier 2028.
Des mesures concrètes pour le pouvoir d’achat
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la baisse du prix de l’abonnement à tous les contrats de fourniture d’électricité à partir du 1er février 2026. 540 millions d’euros seront restitués au pouvoir d’achat des Français grâce à une réduction de 25 % de la contribution tarifaire au transport. Cette décision s’inscrit dans une volonté du gouvernement d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations quotidiennes des citoyens en période d’inflation.
La fin des privilèges pour anciens ministres
Dans une démarche d’exemplarité, Sébastien Lecornu a décidé de supprimer des avantages pour les anciens chefs de gouvernement et ministres de l’Intérieur, qui ne peuvent plus bénéficier d’un chauffeur, d’un véhicule et de la protection policière mis à disposition par l’État à partir du 1er janvier. Le Premier ministre a déclaré qu’on ne peut pas demander aux Français de faire des efforts si ceux qui sont à la tête de l’État n’en font pas.
Conclusion : Un équilibriste politique
Sébastien Lecornu joue à fond la carte du moine-soldat, qui n’a pas d’ambition pour lui-même et passe son temps à chercher des voies de passage. Face aux échéances électorales municipales de mars 2026 et à la préparation de l’élection présidentielle de 2027, le Premier ministre doit naviguer dans un paysage politique complexe. Sa capacité à faire adopter le budget 2026 tout en maintenant la cohésion gouvernementale constituera le véritable test de sa stratégie politique basée sur le compromis et le dialogue parlementaire.









