Le Conseil de paix de Trump : un projet ambitieux qui divise la communauté internationale
Une initiative qui dépasse le cadre de Gaza
Le Conseil de la paix est une organisation internationale qui vise à promouvoir la stabilité, à rétablir une gouvernance fiable et légitime, et à garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits, selon la charte envoyée aux pays invités. Initialement annoncé comme un organisme centré sur la résolution du conflit à Gaza, le « Conseil de la paix » de Donald Trump se veut désormais un organe visant à « promouvoir la stabilité » dans le monde. Donald Trump a officialisé la naissance du « Conseil de la paix » en envoyant des lettres d’invitation à 60 dirigeants du monde entier.
Un système d’adhésion controversé
Pour être membre permanent, il faudra payer un milliard de dollars. Donald Trump sera le « premier président du Conseil de paix », avec des pouvoirs très larges. Certains ont accepté, comme la Hongrie, l’Argentine ou encore le Maroc, tandis que d’autres pays expriment leurs réserves. « On a l’impression que Donald Trump conçoit l’adhésion à sa nouvelle organisation comme l’inscription à un club de golf », commente un spécialiste du Moyen-Orient.
Des réactions mitigées à l’international
La France, qui détient un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, a rappelé son « attachement à la Charte des Nations unies ». L’entourage d’Emmanuel Macron a précisé qu’« à ce stade », la France n’entendait « pas donner suite favorable ». Donald Trump a confirmé avoir invité son homologue russe, Vladimir Poutine, à rejoindre le « Conseil », tandis que Moscou a dit vouloir « clarifier toutes les nuances » de cette proposition.
Un défi au multilatéralisme traditionnel
Certains y voient désormais une tentative de créer une alternative au Conseil de sécurité de l’ONU. Le texte critique d’emblée les « approches et institutions qui ont trop souvent échoué », dans une allusion claire aux Nations unies. Le 7 janvier, Trump a signé un décret ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations internationales qui « ne servent plus les intérêts américains », dont une trentaine sont liées à l’ONU. Cette initiative marque une rupture significative avec l’ordre international établi et soulève des questions sur l’avenir de la gouvernance mondiale et du multilatéralisme.









