Grève des médecins libéraux : un mouvement sans précédent secoue la France

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Une mobilisation historique de dix jours

Les sept syndicats représentatifs appellent les médecins libéraux de toute la France à faire grève du 5 au 15 janvier 2026 et à reporter les consultations. La mobilisation devrait être suivie par “80 à 85%” des médecins libéraux d’après les six syndicats à l’origine, soit plus de 100 000 praticiens. Inédite par son ampleur et sa durée, cette grève est en germe depuis plusieurs mois déjà.

Les raisons de la colère : le PLFSS 2026 au cœur du conflit

Motif principal : l’opposition à plusieurs mesures du PLFSS 2026, jugées menaçantes pour la médecine libérale. Au cœur des reproches figurent des dispositions qui donnent, selon les syndicats, un pouvoir étendu aux autorités publiques pour décider unilatéralement des tarifs de certains actes, même sans accord conventionnel avec les médecins. Les professionnels dénoncent également les dispositions relatives au Dossier Médical Partagé (DMP), avec des sanctions administratives “jusqu’à 2 500 € par manquement” pour un praticien (plafond 10 000 € par an) et “25 000 € par manquement” pour un établissement (plafond 100 000 € par an).

Un mouvement en deux temps

Du 5 au 10 janvier, la grève concernera les médecins dits “des villes”. Ensuite, du 11 au 15 janvier, ce sera au tour de ce que l’on appelle le plateau technique, c’est-à-dire le personnel des cliniques : chirurgiens, anesthésistes et obstétriciens. Le 10 janvier, une manifestation aura lieu à 14 heures à Paris, devant le Panthéon.

Impact sur l’accès aux soins et conseils à la population

Des perturbations importantes de l’accès aux soins sont attendues. Annulations et reports massifs des rendez-vous du 5 au 15 janvier 2026. Les généralistes comme les spécialistes (dont des chirurgiens) sont concernés. Les autorités de santé recommandent aux patients de contacter leur cabinet médical avant tout déplacement et, en cas d’urgence, d’appeler le 15 pour obtenir un avis médical.

Enjeux et perspectives

Selon elles, ce texte constituerait une rupture historique et une attaque inédite contre la médecine libérale, avec un risque d’aggravation de l’accès aux soins et la crainte que des millions de patients se retrouvent sans médecin. Cette grève révèle les tensions profondes entre une politique de santé jugée trop directive et une profession attachée à son indépendance. L’issue de ce conflit déterminera l’avenir de la médecine libérale en France et la qualité de l’accès aux soins pour des millions de citoyens.

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