Charles Alloncle : l’ascension fulgurante d’un député qui interroge l’audiovisuel public
Un jeune député au cœur de la polémique médiatique
Charles Alloncle, né le 21 octobre 1993, représente la 9e circonscription de l’Hérault à l’Assemblée nationale depuis 2024. Il est membre de l’Union des Droites pour la République (UDR), le parti fondé par Éric Ciotti. Élu député lors du second tour des élections législatives de 2024 avec 28 433 voix, soit 52% des suffrages exprimés, ce trentenaire s’est rapidement imposé comme une figure politique montante.
De l’entrepreneuriat à la politique
Diplômé de Sciences Po et HEC Paris, Charles Alloncle a d’abord fait carrière dans l’entrepreneuriat. Il cofonde en 2019 une start-up dans le domaine de la fintech, une néo-banque du nom de Blank, dont il est le directeur de l’exploitation. En 2023, l’entreprise lève 47 millions d’euros, témoignant du succès de ce projet soutenu à 100% par le Crédit Agricole. Son parcours politique débute jeune : il s’engage dès le collège lors de l’élection présidentielle de 2007, puis lance l’UMP Lycée en 2008 avec un ami.
Rapporteur controversé de la commission sur l’audiovisuel
Le député ciottiste de la 9e circonscription de l’Hérault a le vent en poupe depuis qu’il est le rapporteur de la commission d’enquête parlementaire sur la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public. Ce jeune député UDR se distingue par sa connaissance fine des dossiers, son ton calme et la pertinence des questions posées. Cependant, son approche suscite des tensions. Le président de la commission lui reproche de transformer la commission en “tribunal politique ou politique spectacle” et de cacher des documents, ce qui lui a valu une mise au point tendue le 18 décembre 2025.
Un acteur politique qui divise
L’action de Charles Alloncle ne fait pas l’unanimité. À gauche, on dénonce une instrumentalisation politique de la commission d’enquête. Depuis sa prise de fonctions, il a participé à 76% des votes solennels à l’Assemblée nationale, un taux inférieur à la moyenne des députés qui est de 90%. Néanmoins, il a voté sur la même ligne que son groupe politique dans 96% des cas. Pour les électeurs de l’Hérault et les observateurs politiques, ce jeune député incarne les mutations de la droite française et pourrait jouer un rôle significatif dans le paysage politique des années à venir. Son ascension rapide illustre l’émergence d’une nouvelle génération d’élus issus du monde entrepreneurial, qui bousculent les codes traditionnels de la politique française.







