Bruno Retailleau multiplie les offensives politiques avec son plan économique radical

0
4

Un retour politique marqué par des propositions de rupture

Pour la nouvelle année, Bruno Retailleau fait son retour avec beaucoup de chiffres. Le président des LR a présenté ce mercredi les propositions de son parti sur le travail. Sa recette pour inciter au travail comprend « zéro cotisation » au-delà des 35 heures, un plafonnement à 70 % du Smic des aides sociales et une relance de la réforme de l’allocation chômage. L’enjeu pour le sénateur, qui caresse l’ambition de se présenter à la présidentielle 2027, est d’élargir son spectre au-delà des questions régaliennes.

Un programme économique ambitieux

Bruno Retailleau met sur la table un plan économique structuré, revendiqué comme une rupture, avec une stratégie centrée sur le travail, la compétitivité et la refonte du modèle social. Le président des Républicains propose la création d’un « compte social » unique, destiné à regrouper l’ensemble des prestations perçues par un individu. « Il faut que le travail paye plus que l’assistanat », a déclaré Bruno Retailleau, résumant sa vision économique. Il propose une réduction significative des normes, notamment celles issues de la surtransposition des directives européennes.

Menaces sur le gouvernement Lecornu

Le patron des Républicains a « solennellement » prévenu Emmanuel Macron qu’un « vote » du président en faveur de l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur pourrait entraîner une censure du gouvernement de Sébastien Lecornu. Bruno Retailleau demande à Sébastien Lecornu de « faire machine arrière et de se saisir du 49.3 pour donner un budget responsable au pays, conforme à l’intérêt de la Nation, avec moins d’impôts et de dépenses ». Il reproche au Premier ministre d’avoir accordé au parti d’Olivier Faure « moins d’économies et davantage d’impôts, de déficit, d’endettement ».

Signification et perspectives pour 2027

Les prises de position répétées de Bruno Retailleau illustrent sa stratégie de positionnement en vue de la présidentielle 2027. En multipliant les propositions économiques radicales et en se distanciant du gouvernement actuel, l’ancien ministre de l’Intérieur cherche à incarner une alternative de droite crédible. Ses menaces de censure témoignent également de la fragilité persistante de la situation politique française, où aucune majorité stable ne se dessine à l’Assemblée nationale. Pour les électeurs, ces débats annoncent des choix décisifs sur le modèle social français et la place du travail dans la société.

Comments are closed.