Assurance vie en 2026 : ce qui change pour les épargnants français

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L’assurance vie reste le placement préféré des Français

L’assurance-vie reste, de loin, le placement préféré des Français : en 2025, plus de 2 000 milliards d’euros y ont été investis. Ce produit d’épargne continue de séduire grâce à ses multiples avantages : transmission de patrimoine, fiscalité avantageuse et flexibilité. Toutefois, l’année 2026 s’annonce comme une période de transition importante avec plusieurs évolutions réglementaires et fiscales qui méritent l’attention des épargnants.

Une fiscalité préservée mais sous surveillance

L’assurance vie est pour le moment explicitement exclue de cette hausse dans le texte adopté en lecture définitive concernant l’augmentation de la CSG prévue dans le PLFSS 2026. Le texte de compromis adopté en dernière lecture préserve l’assurance vie en excluant les revenus issus des contrats d’assurance vie de la majoration de 1,4 point de la CSG. Cette décision rassure les détenteurs de contrats qui craignaient un alourdissement des prélèvements sociaux sur leurs gains.

Néanmoins, cette tentative marque une rupture : le régime de faveur de l’assurance vie n’est plus intouchable, et une réforme en 2026 est désormais plausible. Les épargnants doivent rester vigilants face à d’éventuelles modifications futures.

Des rendements qui restent attractifs

Le marché obligataire, qui constitue le cœur des fonds en euros, a retrouvé des couleurs. Après des années très faibles entre 2015 et 2021, les rendements redeviennent attractifs. Assurance vie: fonds en euros à 2,6% en 2024; autour de 2,5% pressenti pour 2025, ce qui représente une performance intéressante dans un contexte d’inflation maîtrisée.

Certains assureurs affichent des rendements encore plus élevés. La France Mutualiste annonce un rendement net de 3,5% pour le fonds euros de tous ses contrats d’assurance vie, démontrant que l’assurance vie reste compétitive face aux autres placements disponibles sur le marché.

Un renforcement du devoir de conseil

De nouvelles recommandations en matière de devoir de conseil s’appliqueront à compter du 1er janvier 2026 pour les contrats d’assurance vie et de Plan épargne retraite (PER). Les assureurs seront désormais amenés à renforcer leur devoir de conseil pendant toute la durée de vie du contrat. Cette mesure vise à mieux protéger les épargnants et à s’assurer que leurs contrats correspondent toujours à leurs besoins et objectifs patrimoniaux.

Conclusion : une épargne à surveiller et optimiser

En 2026, l’assurance vie conserve ses atouts majeurs : avantages successoraux, rendements attractifs et sécurité. Toutefois, le contexte législatif montre que ce placement n’est plus à l’abri de réformes fiscales. Les épargnants ont tout intérêt à anticiper en effectuant leurs versements avant 70 ans pour bénéficier des abattements maximaux et en diversifiant leurs bénéficiaires. L’accompagnement d’un conseiller patrimonial devient plus que jamais recommandé pour optimiser sa stratégie d’épargne face aux évolutions réglementaires à venir.

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