Taux des livrets d’épargne : ce qui change en 2026

Une baisse des taux confirmée pour février 2026
Le ministère de l’Économie et des Finances a annoncé une diminution des taux des livrets réglementés à partir du 1er février 2026. Le taux d’intérêt annuel du Livret A est fixé à 1,5% (contre 1,7% entre le 1er août 2025 et le 31 janvier 2026), et celui du livret d’épargne populaire (LEP) est fixé à 2,5% (contre 2,7%). Le livret de développement durable et solidaire (LDDS), dont la rémunération est identique à celui du Livret A, est également fixé à 1,5% à compter du 1er février.
Cette baisse survient après deux baisses successives en février et août 2025, marquant ainsi une tendance à la diminution progressive de la rémunération de l’épargne réglementée.
Pourquoi cette baisse des taux ?
La Banque de France est chargée de calculer et de proposer tous les 6 mois au ministère de l’Économie et des Finances les taux de rémunération des livrets d’épargne réglementée. Ces taux sont fixés par des formules de calcul réglementaire prenant en compte la moyenne du taux interbancaire de la zone Euro et l’évolution moyenne de l’indice des prix à la consommation.
Le résultat de la formule de calcul, basée sur l’inflation hors tabac et les taux interbancaires, donnait un résultat de 1,40%, mais le ministre a choisi d’arrondir légèrement à la hausse ce nouveau taux à 1,5%. Ce taux reste supérieur à l’inflation (+0,8 en décembre 2025), permettant ainsi de préserver le pouvoir d’achat des épargnants.
Le LEP bénéficie d’un soutien renforcé
La rémunération du LEP s’établit à 2,5% au 1er février 2026, au lieu de 1,9% selon la formule de calcul réglementaire. Les épargnants éligibles au LEP bénéficient ainsi d’un “coup de pouce” supplémentaire, avec +0,6 point de pourcentage par rapport au taux de la formule de la Banque de France.
Le LEP est destiné spécifiquement aux personnes aux revenus modestes. Pour en ouvrir un, vous devez remplir certaines conditions liées au domicile fiscal et aux revenus. 12 millions de LEP sont ouverts, alors que 31 millions de Français y sont éligibles, ce qui témoigne d’un potentiel d’utilisation encore largement inexploité.
Que faire de son épargne en 2026 ?
Malgré la baisse des taux, les caractéristiques du Livret A restent très avantageuses : disponibilité des fonds à tout moment, absence de risque de perte en capital grâce à la garantie de l’État, intérêts exonérés de l’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux.
Pour les épargnants cherchant une meilleure rémunération, les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir du 1er janvier 2026 ont un taux d’intérêt de 2%, contre 1,75% pour ceux ouverts au 1er janvier 2025. Le PEL constitue ainsi une alternative intéressante pour les projets immobiliers à moyen terme, même si les intérêts sont soumis à la fiscalité.
Les épargnants doivent donc adapter leur stratégie en fonction de leurs objectifs : privilégier le Livret A et le LDDS pour l’épargne de précaution, le LEP pour les personnes éligibles cherchant le meilleur rendement sans risque, et envisager d’autres placements comme le PEL ou l’assurance-vie pour les projets à plus long terme.









