Fermeture définitive du Zoo des 3 Vallées : une décision préfectorale controversée

Introduction : Un parc zoologique contraint à la fermeture
Le 16 septembre 2025, le préfet du Tarn a ordonné la fermeture administrative du Zoo des 3 Vallées à Montredon-Labessonnié et le transfert des animaux encore présents. Cette décision marque un tournant majeur pour l’un des plus vastes parcs animaliers du Sud-Ouest de la France, d’une superficie de 58 hectares. L’affaire soulève des questions cruciales sur le bien-être animal, la réglementation des parcs zoologiques et la protection du public.
Les raisons de la fermeture administrative
Cette décision fait suite à un contrôle mené par l’Office français de la biodiversité (OFB), la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP), et des vétérinaires experts, qui ont constaté des manquements graves mettant en danger la sécurité publique et le bien-être des animaux. Ouvert en 2013, le zoo des félins, les 3 Vallées à Montredon-Labessonnié (Tarn) fait l’objet d’une décision de fermeture définitive prise par la préfecture du Tarn.
Les autorités avaient déjà signalé des problèmes. Dès août 2020, l’association Code Animal avait saisi le Procureur de la République afin de signaler les conditions de détention déplorables des animaux au Zoo des 3 Vallées. Les rapports faisaient état d’enclos inadaptés, de nourriture insuffisante et de problèmes de sécurité.
Le sort des 200 animaux du parc
Il reste sur le site 232 animaux (dont 81 animaux considérés comme domestiques allant des bovins, équidés et un lama), la majorité des animaux sont des “spécimens de la faune sauvage captive” (des grands fauves, primates, autruches…). 60 d’entre eux devront être placés dans des structures agréées et autorisées, à la charge du propriétaire du parc des 3 Vallées. Le transfert de ces animaux représente un défi logistique considérable mais nécessaire pour garantir leur bien-être.
Une question réglementaire : l’absence de capacitaire
Au cœur de la controverse se trouve l’obligation pour chaque zoo d’avoir un capacitaire (titulaire d’un certificat de capacité) à temps plein parmi ses effectifs, une obligation nécessaire pour l’attribution et le maintien de l’autorisation préfectorale d’ouverture de l’établissement. Le zoo se défend en pointant la difficulté de trouver un professionnel qualifié disponible.
Conclusion : Une décision aux multiples enseignements
La fermeture du Zoo des 3 Vallées constitue un signal fort pour tous les zoos en France. Elle démontre que la vigilance des associations, le suivi citoyen et les contrôles officiels peuvent produire des résultats concrets pour le bien-être animal. Cette affaire illustre l’importance d’une réglementation stricte dans les parcs zoologiques et rappelle que la protection des animaux captifs et la sécurité du public doivent demeurer des priorités absolues. Pour les visiteurs et professionnels du secteur, cette fermeture souligne la nécessité d’un encadrement rigoureux des établissements animaliers en France.









