Delphine de Vigan explore l’emprise du smartphone dans son nouveau roman

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Introduction : Une voix majeure de la littérature contemporaine

Cinq ans après « Les enfants sont rois », Delphine de Vigan continue d’explorer nos vies numériques avec « Je suis Romane Monnier », publié chez Gallimard avec un tirage de 200 000 exemplaires. Désormais disponible en librairies, ce nouveau roman explore l’emprise du smartphone sur nos vies. Cette sortie confirme la place de Delphine de Vigan comme l’une des autrices françaises les plus importantes de notre époque, capable d’interroger les bouleversements sociétaux avec sensibilité et justesse.

Un roman ancré dans notre réalité numérique

C’est un livre qui n’aurait pas pu être écrit il y a 20 ans : le nouveau roman de Delphine de Vigan raconte l’emprise du smartphone sur nos vies et les traces qu’il laisse lorsqu’on disparaît. « Je suis Romane Monnier » met en scène deux personnages principaux – la jeune Romane et Thomas, un homme d’âge mûr – qui, un samedi soir, échangent par mégarde leur portable dans un bar. Romane accepte le lendemain de redonner son bien à Thomas mais demande à celui-ci de garder le sien, sans expliquer pourquoi elle s’en débarrasse.

Dans ce nouveau texte, qui prend la forme d’une enquête intime virtuelle, l’autrice ausculte notre dépendance aux écrans, l’épuisement psychique que le numérique peut engendrer, son emprise sur notre existence, mais aussi la difficulté, voire l’impossibilité, de disparaître dans un monde ultra-connecté. Pour Delphine de Vigan, ce « sentiment d’être submergé dans l’océan numérique » semble « partagé par un nombre croissant de personnes ».

Une œuvre qui questionne notre époque

En 2026, l’écriture de Delphine de Vigan continue d’alimenter des conversations essentielles sur ce que signifie raconter sa vie sans oublier l’impact sur autrui. Publiée pour la première fois en 2001 sous le pseudonyme Lou Delvig, elle reçoit en 2008 le Prix des libraires pour « No et moi », puis s’impose dans le panorama littéraire avec le multiprimé « Rien ne s’oppose à la nuit ». « D’après une histoire vraie », couronné du Renaudot et du Goncourt des lycéens, confirme sa place parmi les écrivaines françaises les plus reconnues.

Comme dans ses précédents romans, l’autrice « invente des personnages qui vont faire vivre ces interrogations à travers leur intimité ». Après une pièce de théâtre en 2024 consacrée aux invisibles (« Les figurants », Gallimard), elle poursuit avec ce douzième roman polymorphe une veine qui mêle intime, enquête familiale et instantané sociétal.

Conclusion : Une voix indispensable pour comprendre notre époque

Avec « Je suis Romane Monnier », Delphine de Vigan s’affirme une fois de plus comme une observatrice aiguë de nos mutations sociales. Son nouveau roman pose des questions essentielles sur notre rapport aux technologies et à l’identité numérique. Delphine de Vigan fait partie des plumes incontournables de cette rentrée littéraire de janvier 2026. Pour les lecteurs sensibles aux enjeux de notre monde connecté, ce roman offre une réflexion profonde sur ce que nous perdons et ce que nous conservons dans nos traces numériques, confirmant le talent de l’autrice à transformer les questionnements contemporains en récits captivants.

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