La Doctrine Monroe : un retour fracassant sur la scène internationale

Introduction : une doctrine historique redevient d’actualité
La doctrine Monroe connaît un regain d’actualité spectaculaire en ce début d’année 2026, le président américain Donald Trump ayant invoqué cette politique du 19ème siècle pour justifier une intervention militaire au Venezuela et la capture du président Nicolas Maduro. Cette résurgence d’un principe vieux de deux siècles soulève des questions cruciales sur l’ordre international et les sphères d’influence géopolitiques.
La doctrine Monroe est une position de politique étrangère des États-Unis qui s’oppose au colonialisme européen dans l’hémisphère occidental et considère toute intervention dans les affaires politiques des Amériques par des puissances étrangères comme un acte potentiellement hostile envers les États-Unis. Son retour en force marque un tournant significatif dans les relations internationales contemporaines.
Origines et principes fondamentaux
Le président James Monroe a énoncé pour la première fois cette doctrine le 2 décembre 1823, lors de son septième discours annuel sur l’état de l’Union devant le Congrès. Monroe a averti les puissances européennes de ne pas s’ingérer dans les affaires des Amériques, soulignant que toute action de ce type serait considérée comme une attaque contre les États-Unis, et a déclaré que les affaires de l’hémisphère occidental et de l’Europe devaient rester séparées.
Les trois concepts principaux de la doctrine – sphères d’influence distinctes pour les Amériques et l’Europe, non-colonisation et non-intervention – visaient à signifier une rupture nette entre le Nouveau Monde et le royaume autocratique de l’Europe. Cette déclaration a façonné la politique étrangère américaine pendant deux siècles.
Application contemporaine et controverses
L’escalade actuelle marque un changement important dans la politique étrangère américaine, ravivant la doctrine Monroe pour contrer l’influence iranienne et le trafic de drogue dans l’hémisphère occidental. L’administration Trump a réaffirmé cette promesse sous un nouveau “corollaire Trump” à la doctrine Monroe, affirmant que le peuple américain – et non les nations étrangères ou les institutions mondialistes – contrôlera toujours son propre destin dans l’hémisphère.
Cette résurgence soulève des préoccupations majeures. Les actions de Washington menacent non seulement l’ordre international, mais démontrent également que les États-Unis restent un hégémon régional sans égard pour l’ordre international. Les experts en politique étrangère y voient une volonté de diviser le monde en sphères d’influence entre l’Amérique, la Russie et la Chine.
Conclusion : implications pour l’avenir
Le retour de la doctrine Monroe en 2026 représente un moment décisif pour les relations internationales. L’héritage de la doctrine Monroe se manifeste encore aujourd’hui dans les relations américaines avec les pays d’Amérique latine, particulièrement dans le contexte de la coopération économique, de la présence militaire et des accords commerciaux.
Cette évolution pose des questions fondamentales sur la souveraineté des nations, le droit international et l’équilibre des pouvoirs mondiaux. Pour les observateurs internationaux et les citoyens du monde entier, comprendre cette doctrine et ses implications modernes est essentiel pour décrypter les dynamiques géopolitiques contemporaines. L’application de ce principe vieux de deux siècles dans le contexte du 21ème siècle pourrait redéfinir les relations internationales pour les années à venir.







