Francis Hallé : disparition du botaniste visionnaire et défenseur des forêts primaires

La disparition d’un géant de la botanique
Le botaniste Francis Hallé, grand défenseur des forêts primaires, est décédé le 31 décembre 2025 à Montpellier, à l’âge de 87 ans. L’annonce de sa disparition a été faite le 2 janvier 2026 par l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire. Cette figure emblématique du monde scientifique laisse derrière elle un héritage exceptionnel consacré à l’étude et à la protection des arbres et des forêts.
Une vie dédiée à la connaissance des forêts
Né le 15 avril 1938 en Seine-et-Marne, Francis Hallé a consacré sa vie et son travail à la défense des forêts vierges. Professeur de botanique à l’université de Montpellier entre 1971 et 1999, il a également enseigné et mené des recherches en Afrique centrale et de l’Ouest. Son invention majeure, le Radeau des cimes, une série de missions scientifiques visant à explorer la canopée et sa biodiversité, a révolutionné l’étude des forêts tropicales.
Âgé de 87 ans, il était l’auteur d’une vingtaine d’ouvrages, dont La Vie des arbres et Le Génie de la forêt. Son travail a inspiré de nombreux scientifiques et le grand public, notamment grâce au documentaire “Il était une forêt” de Luc Jacquet en 2013.
Un projet visionnaire pour l’avenir
En 2019, il s’attelait à son dernier projet : faire renaître en Europe de l’Ouest un massif de forêt primaire. Il portait jusqu’à ses dernières années un projet hors norme : la recréation, en Europe de l’Ouest, sur une superficie de 70 000 hectares, d’une forêt primaire protégée pendant au moins sept siècles. Cette vision à long terme, qui dépasse largement l’échelle d’une vie humaine, témoigne de son engagement profond pour la nature et les générations futures.
Un héritage durable
L’association Francis Hallé pour la forêt primaire est plus que jamais déterminée à concrétiser son rêve : réunir les conditions pour qu’une forêt primaire puisse renaître en Europe de l’Ouest. Sa famille et ses collaborateurs rappellent qu’il était un “passeur d’émerveillement infatigable” qui a transformé notre regard sur le monde végétal. Son œuvre scientifique, ses dessins botaniques et son combat écologique continueront d’inspirer les chercheurs et défenseurs de l’environnement pour les décennies à venir.








