« Six jours, ce printemps-là » : le film intimiste de Joachim Lafosse débarque au cinéma

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Une sortie cinéma très attendue

Le mercredi 10 décembre 2025, « Six jours, ce printemps-là » de Joachim Lafosse fait son entrée dans les salles de cinéma. Ce onzième long-métrage du réalisateur bruxellois marque son retour après « Un silence » en 2024, et s’inscrit dans une démarche profondément personnelle où le cinéaste revisite ses propres souvenirs d’enfance.

Un récit autobiographique bouleversant

Le film raconte quelques jours de vacances passés avec sa mère et son jumeau dans une villa du sud de la France appartenant à la famille de son père, de façon clandestine, puisque, séparée de son père, sa mère n’était plus censée y séjourner. Sana a divorcé de son mari fortuné, et vit aujourd’hui une existence plus modeste. Elle a encore les clefs de la luxueuse villa de ses ex-beaux-parents, près de Saint-Tropez.

Le réalisateur se disait déjà pendant ses études de cinéma que ces six jours de vacances qu’il a vécus feraient un film, mais il ne l’a tourné que 25 ans après. Cette intrigue explore des thématiques universelles : la redéfinition de la cellule familiale après une séparation, et les bouleversements sociaux qui en découlent.

Une tension permanente entre lumière et angoisse

L’aspect intéressant de cette histoire réside dans le changement brutal de classe sociale pour Sana : de bienvenue dans cet univers bourgeois, elle est devenue paria. Dans le film, on oscille sans cesse, comme les personnages, entre le côté lumineux des vacances et l’angoisse, le stress de cette situation de clandestinité.

Le cinéaste a jeté son dévolu sur l’actrice franco-malienne Eye Haïdara, déjà lumineuse dans « Le sens de la fête » et « En thérapie ». Elle est sans conteste l’atout du film, et apporte un supplément d’âme au personnage de cette mère. Aux côtés d’Eye Haïdara, Damien Bonnard complète la distribution principale.

L’importance du cinéma du réel selon Lafosse

Joachim Lafosse est un cinéaste du réel qui, tantôt s’inspire d’affaires sensibles, tantôt puise dans ses propres souvenirs. Ce film s’inscrit dans la continuité de ses précédents travaux comme « Élève libre » et « Les Intranquilles », où le réalisateur explore avec finesse les relations familiales et leurs zones de fracture. « Six jours, ce printemps-là » promet une expérience cinématographique intense qui interroge ce qui constitue véritablement une famille et les conséquences émotionnelles d’une séparation, particulièrement du point de vue des enfants.

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